Réformer (avec) les sciences sociales en Union soviétique
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Réformer (avec) les sciences sociales en Union soviétique

Revue d'histoire des sciences humaines, n°40

Direction d'ouvrage

Isabelle Gouarné, Olessia Kirtchik

Lien(s) externe(s) Éditions de la Sorbonne
ISBN 13 979-10-351-0813-7

Après avoir fait l’objet de violentes répressions sous Staline, les sciences sociales soviétiques connurent avec le dégel et, plus encore, sous le socialisme tardif, une forte expansion, au point de devenir, lors de la perestroïka, une réelle force politique. Toutefois, loin de reposer sur un processus linéaire et homogène, cet essor fut fortement travaillé par les dilemmes de la déstalinisation – entre ambition réformatrice et volonté d’emprise politique, entre tendances libéralisatrice et répressive, entre ouverture internationale et concurrence avec l’Occident. Les sciences sociales furent en effet sollicitées par un État désormais soucieux de rationaliser la gouvernance socialiste et contribuèrent aux successives tentatives de réforme, tout en restant soumises à un contrôle idéologique et politique. Leur ouverture internationale prit aussi une ampleur sans précédent, rompant avec le relatif isolement de l’après-guerre, sans pour autant qu’elles puissent échapper aux rivalités de la guerre froide. Ce sont donc ces contradictions que vise à éclairer ce dossier, en examinant comment, dans la conjoncture post-stalinienne, se sont reconfigurés les rapports entre État socialiste et sciences sociales, à partir d’études de cas consacrées à l’anthropologie, la sociologie, la psychologie et la science politique.

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